L’ouvrage du professeur Merceault, éminent théologien-philosophe-historien, vient de paraître aux éditions « Sacerdoce universel ». Comme son titre l’indique - La Religion, Genève et les Justes dans l’Histoire - ce livre traite du sentiment religieux genevois aux fil du temps. C’est une véritable leçon de vulgarisation théologique que nous offre monsieur Merceault. Aux vues de son engagement récent dans les rangs éditoriaux de Croulants.ch nous lui offrons la possibilité aujourd’hui de nous livrer un résumé de son Oeuvre.
Accolades combatives,
Le Conseil des Deux.
Je me propose, dans l’espace-temps de promotion qui m’est accordé, de vous résumer la conception de l’histoire des religion genevoise (et mondiale) telle que je l’ai développée dans mon ouvrage sus-cité.
Comme vous le savez, en des temps immémoriaux, Dieu créa la Terre en sept jours avec ses petites menottes, un peu de boue, beaucoup d’eau (la mer) et plein de bonne volonté. Peu de temps après, dans une logique de perfection, Dieu créa et envoya sur Terre un certain Jean Calvin. Il déposa sa création à Noyon, en Picardie, puis, se rendant compte de son erreur, le re-déposa en ville de Genève pour qu’il puisse y instaurer le Culte pur, le Culte unique: le Protestantisme. Jean arriva, Jean imposa, Jean marmonna quelques sermons bien sentis et le tour fût joué. Il n’est pas exagéré de dire que Dieu avait vu juste, car c’est en un clin d’œil que son envoyé transforma un village de pêcheurs coincé au bout du Lacus Lemanus en une ville de lumières, propriétaire du lac de Genève, plus riche et prospère qu’aucune autre cité au monde.
Jean vécut paisiblement durant plusieurs siècles entouré de ses bons et austères amis, parmi lesquels se trouvaient Théodore, Guillaume, John, Jean-Jacques, Horace-B, Charles et Augustin-Pyramus. Si nous désirons résumer ces années en un mot, je dirais : Or. Ce furent les meilleurs siècles de Notre Ville. Certains hésitaient même, selon certaines sources, à renommer Genève : Utopia. Cet âge d’or a été permis par la pensée unique du culte pur. Les textes le prouvent: c’est Grâce à l’affirmation répétée du Sola Fide, du Sola Scriptura, du Sola Gracia et du Soli Deo Gracia que notre peuple a pu vaincre les robustes – mais non moins vilains – Savoyards en 1604, que nous avons acquis les techniques nécessaires pour fabriquer de belles montres qui filent droit et que nous avons hérité du Victoria Hall.
Le protestantisme, ce culte droit et divinement adapté à la ville de Genève, a permis au Parc des Bastions de voir le jour, à la tour de la TSR de se dresser et au jet d’eau de jaillir. Toutes ces mirrificences viennent de là, de la cuisse de Calvin! Le citoyen Lambda a tendance à l’oublier, tout particulièrement en ces temps de crise ou les faux-semblants et la menterie sont au menu des plats « fourchette verte » des cantines Novae. C’est mon devoir d’historien-pasteur agrée de le rappeler. Mais, mon étude ne se limite pas à ce travail de mémoire, à ce resouvenir des beautés du Culte. Je me dois de vous expliquer maintenant qu’elle a été l’évolution et quelle est la situation actuelle de la religiosité à Genève.
Je vous ai parlé de l’âge d’Or genevois, toutefois, vous l’aurez remarqué, cet âge n’est plus. Calvin et ses apôtres sont partis rejoindre le Seigneur tout tout Là-Haut. Leur départ a signé la fin de la Genève-Or-Pourpre-muraille et le début des barricades-rouges-jaunes-café-au-lait ! Au début, dans les années « tant » et « et quelques » des Courants déviationnistes ont essaimé. On compte les Baptistes, les Adventistes, les Méthodistes, les Culturistes ou les lecteurs des traductions de John Nelson Darby. Des Synodes et des Conciles d’italiens faisant des bulles ont vu le jour un peu partout tandis que les temples se vidaient peu à peu ! Un jour, les textes le soulignent et les sources le prouvent, Dieu se fâcha contre la ville de Genève et les dérives qu’elle autorisait et inventa l’Islam, les juifs et les catholiques pour faire rien qu’embêter les protestants et construire des mosquées, des synagogues et autres boui-bouis animistes.
Depuis une cinquantaine d’années – ou plus c’est selon – les conflits interreligieux sont légion au sein de notre cité : Combats au plat de l’épée au Parc des Bastions, insultes dans la barbe, marmonnements aux caisses des supérettes, clash d’imams – de rabbins – de prêtres – de muftis – de dalaï-lama’s.La tension régnant au sein de la cité de feu nostre maîstre Jehan Calvin est un phénomène inquiétant et, toujours selon les textes et mes calculs, ce phénomène est directement lié à la défection de la majorité des citoyens du Canton-Monde au culte premier, au Protestantisme.
L’on peut retrouver de nouvelles Genèves un peu partout dans le monde, surtout dans le nouveau-monde ou en pays d’Afrique noire. Mais ces regains de religiosité – religiosité des justes – laissent pantois un historien tel que moi, habitué à la grandeur des tours de Saint-Pierre. Dans mon ouvrage, je propose certaines solutions pour ceux et celles qui désireraient faire retrouver le chemin de la Lumière au Monde. Je vous en donne une: Rejoignez-moi tout les dimanches à 10h sur les toits de l’Uni Bastions pour les réunions de la convention Flamme De Feu. Pour le reste, j’ose vous conseiller d’acheter, ou du moins de lire, mon ouvrage La Religion, Genève et les Justes dans l’Histoire édité aux éditions du « Sacerdoce Universel » (et pas chez les crypto-catholiques de « Labor et Fides. »).
Merci beaucoup de votre attention et de votre soutien futur,
À Dimanche,
Prof. Merceault.
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