Une tourmente politique frappe nos voisins français. Coup sur coup, les mini-ministres (ndlr, à prononcer comme 50 Cent prononce « many men » pour obtenir une expérience de lecture optimale) Alain Joyandet et Christian Blanc ont rendu leur démission au mini-président Nicolas Sarkozy, à genoux sur une règle, la tête basse. Ces départs prématurés de deux brillants amateurs de belles choses sont dénoncés par la frange conspirationo-gauchiste de l’électorat gallo-provençal comme n’étant que des éléments d’une campagne concertée pour détourner les Français des vrais problèmes de leur – brave – patrie, à savoir, qu’en 2010, ils sont les derniers citoyens du monde avec les Bhoutanais et le Swazilandeurs à vivre dans une monarchie absolue que c’est à Eric Woerth, grand argentier et mini-magouilleur, de quitter le gouvernement suite aux multiple révélations sur ses liens brumeux avec la belle Liliane « Comment? Je suis le drame le plus quiche de France? » Bettancourt faites par les tâcherons de chez Mediapart.
Pour appuyer leurs appels à la démission immédiate de Monsieur le Ministre Woerth, ses opposants répètent à qui veut bien l’entendre que: « À l’étranger, il aurait déjà démissioné. Regardez l’Allemagne. L’équipe nationale est sur le point de gagner la Coupe du Monde de Hacky Sack et le parti de la majorité vient de remporter l’élection présidentielle, et pourtant, tout le monde parle du départ prochain d’Angela Merkel. » Monsieur Woerth, Monsieur Sarkozy, Madame la Reine et les Petits Dauphins Blonds, ne cédez pas aux injonctions irrationnelle des ces légalistes complexés. Il n’est absolument pas vrai que tout homme politique en détresse – hors-France – doive démissionner. En Suisse, par exemple, les ministres ne démissionnent jamais, même après avoir épouvantablement merdé.
Prenez Hans-Rudolf Merz. Il est ministre des finances d’un pays qui s’y connait en finance (et non pas l’un des douze rennes du Père Noël comme son nom le suggère). En trois ans, il a tenté d’envahir la Libye tout seul, ramené les valises des deux otages helvétiques de ce même pays tout en oubliant les otages sur le tarmac de l’aéroport de de Tripoli, il s’est excusé auprès de la Libye pour avoir oublié les otages mais n’a pas réussi à les récupérer, il a poussé les plus grandes banques du pays au bord de la faillite, il a tué le secret bancaire, la seule source de revenus du pays qu’il dirige, il a fait un Jean-Pierre Chevènement, il a pratiqué l’onanisme en sachant que Dieu tue un chaton lors de chaque tentative, et la liste pourrait encore continuer longtemps si je ne devais pas l’avorter avant terme parce que c’est bientôt la pause de midi.
Et bien, malgré tous ces dérapages, Hans-Rudolf Merz n’a pas démissionné. Il est resté plus ou moins droit dans ses bottes, plus ou moins dur comme un roc; il n’a pas cédé. Alors, cher Eric Woerth, si Monsieur Merz ne démissionne pas, il n’y a aucune raison que vous démissionniez. Vos erreurs (corruption passive et financement frauduleux de parti) ne sont finalement que des broutilles face aux erreurs du non-démissionaire Merz.




