Bettencourt à Boncourt!

« Plus riche la vie » : tel est le titre du feuilleton phare de l’été. Il ne se passe pas une heure sans que la presse ne diffuse de nouvelles informations sur les turpitudes politico-financières du Président de la République Française, Nicolas Sarkozy, et de son porte-monnaie, Eric Woerth. Croulants ne peut échapper à cette vague médiatique sous peine de perdre l’essentiel de ses 27 lecteurs. Toujours à l’affut des nouvelles croustillantes au sujet des oligarques français, nous vous révélons aujourd’hui le départ prochain des familles Woerth et Bettencourt du territoire français, direction Courrendlin, capitale culturelle du Canton du Jura en Suisse.

Le drapeau de Courrendlin.

Cette décision de déménager était à l’ordre du jour des diners de ces familles depuis quelques semaines. Mais c’est l’actualité jurassienne qui a décidé nos amis braves patriotes à prendre leurs quartiers en Helvétie. La cause de leur départ est la récente décision des autorités jurasiennes de construire un espace VIP aux impôts pour recevoir les contribuables les plus fortunés. Cette ouverture vise à favoriser l’émigration de riches contribuables étrangers persécutés par leur fisc national, perpétuant ainsi la tradition du refuge helvétique qui a attiré de nombreuses personnalités de Jean Calvin à Lénine en passant par Bakhounine, Mussolini, Mobutu et l’intégralité de l’état-major SS.

Une Huguenote des Temps Modernes

Cette initiative sème la zizanie chez l’ennemi intérieur suisse. Violemment pris à parti par les terroristes de l’ultra-gauche jurassiennes (la plus terrible de Suisse), Pierre-Arnauld Fueg – le responsable VIP des impôts – éjacule les paroles suivantes: « N’allez pas me dire que le Jura n’a pas besoin de millionnaires. » Il défend à corps et à cris ses salons de massage et fiscalité VIP, fruits audacieux de la fameuse éthique jurasienne qui veut que la croissance du canton doit être têtée aux mamelles de nababs à forfait fiscal (et non le produit d’un quelconque esprit d’entreprise ou effort laborieux. Il ne faut pas déconner non plus, ils aiment trop la damassine pour commencer à bosser.)

Les Jurassiens sont des épiphytes à millionaires.

Mais la douce fiscalité des montagnes n’est pas la seule motivation du départ des Woerth et des Bettencourt. Grands amoureux de tout ce qui touche à la croupe d’un cheval, nos amis français ont décidé de vivre leur rêve; ils vont enfin posséder une écurie de canassons des Franches-Montagnes qu’ils chevaucheront à demi-nu dans le brouillard automnal sur un hippodrome forestier. Car la Suisse, ça n’est pas qu’une absence d’impôts, c’est aussi un réservoir à beaux étalons.

Le Fredericus Hainardum, plus bel étalon des Franches-Montagnes.